Et cela aura été non sans mal...

Nous avons d'abord passé à 8h l'épreuve théorique. celle ci est sincèrement évidente. Une bonne lecture du code maritime et une assiduité aux cours du WE suffisent amplement à passer l'épreuve (éliminatoire tout de même) sans difficultés.

L'épreuve théorique dure 15 minutes. Pendant ce temps nous avons 20 questions à choix multiples à répondre et 3 erreurs possibles.

Rémi a fait une faute et moi aucune... Mais ne me croyez pas meilleur que Rémi, moi j'ai ouvert mon bouquin de code trois semaines avant l'examen. Je trouve que rémi qui l'a ouvert la veille de l'examen a bien plus de mérite avec sa seule faute.

Une fois les corrections faites, nous sommes allés au port de berre pour l'épreuve pratique. C'est la que les choses se corsent...

On se debrouille avec Rémi pour monter sur le premier bateau (au plus vite on sera passés au plus vite on sera fixés). On est donc monté dans le premier bateau avec deux autres équipers, le moniteur et l'examinateur.

Je me suis dévoué pour passer en premier. J'ai donc du quitter le port en manoeuvrant le bateau comme on nous l'avait appris.

Je me suis retrouvé sur l'étang de Berre et l'examinateur m'a demandé de tenir mon cap. Jje devais aller en direction de deux silos blancs (cap 240°) et pendant que je tenais mon cap une bouée a été jetée à babord (gauche du navire) et il m'a été dit "homme à la mer à babord" (manoeuvre éliminatoire du permis côtier). J'ai immédiatement entamé la manoeuvre courante. La fin de cette manoeuvre consiste a mettre le bateau entre le vent et l'homme à la mer de façon a se laisser dériver lentement (moteur coupé) vers l'homme à l'eau pour le récupérer. Et là, ce fut le drame ...

J'ai fait ma manoeuvre et au moment ou je fais tourner mon bateau pour venir me glisser entre l'homme et le vent, au moment ou je me rends compte de mon erreur, l'examinateur me dit : "mais que faites vous ?" et la voix du moniteur derrère de dire : "c'est entre le vent et l'homme a la mer qu'il faut se mettre". Catastrophe, je viens de laisser l'jhomme a la mer entre le vent et mon beteau. Pourquoi ? je ne sais pas, j'y étais pas ... et instantanément j'ai remis les gazs et refais un demi tour pour venir m'intercaler entre le vent et l'homme pour récupérer ce dernier grace à la gaffe présente sur le bateau. Je pense que ce qui m'a sauvé, ce qui ne m'a pas fait perdre mon permis, c'est de m'être bien repris et d'avoir terminé la manoeuvre plutot correctement.

En cas de chute d'un homme à la mer, il faut agir le plus rapidement possible. Lorsqu'une personne tombe à la mer, il faut immédiatement mettre la barre du côté où la personne est tombée. Cette manoeuvre a pour effet de décaler l'arrière du navire de la zone de la chute, et donc d'éviter que l'hélice blesse la personne tombée à l'eau. Faire ensuite une boucle, puis se présenter perpendiculairement au vent et arriver au ralenti droit sur la personne à récupérer et mettre le point mort. Le bateau doit se trouver entre le vent et l'homme à la mer. De cette façon, le navire ayant une plus grande prise au vent que la personne à récupérer, il va dériver vers elle et il sera rapidement possible de l'embarquer. Le courant est sans incidence. Le moteur ne doit pas être re-embrayé tant que la personne n'a pas été récupérée.

Une fois la manoeuvre terminée c'est Rémi qui a pris la place sur le bateau. Il a directement eu la manoeuvre de l'homme à la mer à réaliser. Manoeuvre qu'il a réalisé avec brio du premier coup. Manoeuvre qu'on aussi réussi les deux autres candidats présents sur le bateau sans recevoir de remarque quelconque. (croyez moi à ce moment la je commençais à angoisser d'un éventuel ajournement).

J'ai à nouveau repris les commandes du bateau pour cette fois ci le ramener au port. Une fois dans le port il a fallu que j'accoste. J'ai effectué la manoeuvre a contre vent (c'est comme ça que le bateau se présentait dans le port et c'est à mon avis la façcon la plus simple de le faire). Cela ne m'a pas posé de problème.

Rémi a alors pris les commandes pour appareiller le bateau puis accoster comme je venais de le faire. L'appareillage s'est bien déroulé mais l'accostage moins. Entre les explcations de l'examinateur et celles du moniteur quasi en même temps Rémi n'a pas su s'il était préférable d'arriver dans un sens ou dans l'autre et s'est finalement pris la tête pour son accostage qu'il n'a pas brilamment réussi. Il lui a été donné de le faire une deuxième fois. Il l'a donc fait dans le même sens que moi je l'ai fait (face au vent) et a très bien accosté son bateau.

Les deux derniers équipiers sont passés et après quelques échanges vocaux avec l'examinateur ce dernier nous a demandé nos noms et nous a rempli le joli papier bleu servant de permis mer côtier provisoire.

Il ne nous restera plus qu'a faire attention sur la mer et ne pas oublier d'aller chercher nos permis définitifs en septembre à l'école ou nous avons fait notre apprentissage.

Ouf on l'a !!!